En dépit de l’encadrement rigoureux du crédit par les autorités, des ménages ont toujours recours aux emprunts pour conserver un niveau de consommation convenable. L’endettement croissant ajouté à un faible voire une absence de la hausse des revenus est à la base de la majorité des situations de surendettement en France. La meilleure manière d’éviter le surendettement est de le prévenir. De ce fait, des mesures ont été prises afin de lutter contre le surendettement. On peut citer par exemple les textes législatifs concernant l’obligation d’information des particuliers et la responsabilisation des organismes financiers. Mais ces mesures n’ont pas pour l’instant donné l’effet escompté puisque le nombre de ménages surendettés n’a cessé d’augmenter. Le rachat de crédit figure parmi les solutions les plus efficaces. Cependant, avant de se lancer dans cette procédure, une simulation de rachat de crédit surendettement est recommandée.
Depuis l’introduction du crédit dans le système économique français, ce dernier est marqué par le phénomène du surendettement des ménages. Une nette évolution de ce phénomène a été remarquée ces dernières années. De nos jours, c’est le surendettement passif qui atteint des proportions importantes. Les commissions de surendettement qui prennent en charge les dossiers de surendettement ont annoncé que plus de la moitié des cas de surendettement passifs sont liés à un accident de la vie.
Le surendettement passif est causé généralement par un événement extérieur, un « accident de la vie », qui provoque une réduction importante des revenus. D’une manière générale, le surendettement passif est lié à la dégradation de la situation sociale en France et à une conjoncture économique défavorable. La perte d’emploi compte parmi les principales causes du surendettement passif. Il devance les séparations, divorces, maladies et accidents. De nos jours, le surendettement est surtout lié aux crises financières et identitaires vécues par la majorité des ménages français. L’éclatement de la cellule familiale, l’isolement, la précarité professionnelle peuvent tous générer le surendettement. La diminution du pouvoir d’achat, du fait de la hausse des prix et des taux d’intérêt associée à la stagnation des revenus, a pour effet de fragiliser de plus en plus la situation des ménages face au surendettement.
Le surendettement actif dépend de la conduite de la personne surendettée. Il est déterminé par une accumulation excessive de l’endettement par rapport aux revenus. Le surendettement actif est une forme relativement ancienne du surendettement. Lorsque la loi Neiertz a été votée en 1989, le surendettement actif était a priori la forme de surendettement la plus connue.
Les crédits renouvelables ou rechargeables sont aussi des facteurs engendrant le surendettement actif. L’apparition des cartes magnétiques comme support de ces crédits a nettement accru les situations de surendettement. Facile d’accès et avec de faibles mensualités, le crédit renouvelable donne l’occasion de couvrir les dépenses courantes, mais aussi de boucler les fins de mois. Pourtant, la réserve rechargeable peut être une source de surendettement. Des mensualités qui ne sont pas fixes et des taux d’intérêt allant jusqu’à 20% rendent ces crédits difficiles à gérer et peuvent amener rapidement au surendettement.
Les commissions de surendettement indiquent que l’utilisation abusive de crédit renouvelable est la source de surendettement dans la majorité des dossiers traités. Les personnes qui sont dans une situation de surendettement actif représentent à peine la moitié de l’ensemble des surendettés.
Les emprunts qui permettaient d’accéder à une propriété à intérêts progressifs et qui se basaient sur une hausse constante et soutenue du pouvoir d’achat, n’avaient plus lieu d’être en période de stagnation des salaires. La plupart de ceux qui ont accédé à la propriété dans les années 1980 — 1985 ont ainsi connu le surendettement, d’autant que les intérêts progressifs n’ont été supprimés qu’en 1991.
Les systèmes de financements publics qui rendaient l’accès facile à la propriété comme le prêt à taux 0, le 1% logement ainsi que le crédit-relais ont été considérés à tort comme constitutifs d’apport personnel avant un achat. Même s’ils comportaient des avantages non négligeables, ces produits ont eu pour effet d’augmenter l’endettement et ont entraîné plus d’un dans le cercle vicieux du surendettement.
Pourquoi le rachat de crédit ?
Il ne faut pas attendre d’être victime du surendettement ou de nouvelles difficultés financières pour prendre des précautions. Le recours à un expert du surendettement est préconisé. Le rachat de crédit est une solution idéale pour faire face aux situations de surendettement. Une réorganisation des crédits permet d’éviter des situations difficiles et pénibles comme les mises en demeure, les pénalités de retard, le fichage FICP et l’impossibilité d’accéder à de nouveaux crédits, le fichage FCC et la perte des moyens de paiement, l’aggravation de la situation et le recours au surendettement, sans oublier le risque de perdre le patrimoine.
Mais avant toute chose, il faut réaliser une simulation pour savoir si le rachat de crédit est encore possible.
Une simulation de rachat de crédit est réalisable en ligne. Elle généralement gratuite et n’engage pas l’internaute. Une simulation peut prendre deux formes : soit des calculettes financières soit un formulaire permettant la réalisation d’une comparaison entre les anciennes conditions de crédit et la nouvelle. Dans ce deuxième cas, il s’agit d’un diagnostic pour savoir si la solution du rachat de crédit est encore adaptée à la situation du demandeur.
Le formulaire comporte généralement 4 parties :
Première partie :
Deuxième partie :
Troisième partie :
Toutes les informations à inscrire dans le formulaire permettent de calculer les revenus de l’emprunteur, ses charges, le différentiel de charges, le taux d’endettement actuel et futur, le ratio hypothécaire et le reste à vivre. Tout ceci permet d’établir un diagnostic de la situation de l’emprunteur. Ce diagnostic portera sur une comparaison de la situation de l’emprunteur avant et après le rachat de crédit. Les critères de comparaison sont les charges mensuelles, le pouvoir d’achat, le taux d’endettement et la trésorerie.